Autonomie des personnes âgées : les députés planchent sur le projet de loi

GDP-10-06-2014_57

Applicable à partir de juillet 2015, la loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement, axée sur l’adaptation, l’accompagnement et l’anticipation, est actuellement étudiée par les députés. Objectif principal : favoriser le maintien à domicile.

 

20% des 85 ans et + sont dépendants

Avec quelques mois de retard, le dossier de l’adaptation au vieillissement est enfin à l’étude à l’Assemblée Nationale depuis mardi dernier. Le projet de loi, qui a ouvert le bal de la session extraordinaire du Parlement, doit répondre à la forte demande des Français d’anticiper les conséquences du vieillissement. En effet, les personnes âgées de plus de 85 ans seront 4,5 millions à l’horizon 2060, alors qu’on en dénombre actuellement 1,4 millions. Et parmi cette tranche d’âge, on estime qu’une personne sur cinq est concernée par des problèmes de dépendance.

C’est donc sur 3 axes précis, Anticipation, Adaptation et Accompagnement, que Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et Laurence Rossignol, secrétaire d’Etat chargée de la Famille, des Personnes âgées et de l’Autonomie, ont choisi de dérouler leur projet de loi, initialement porté par Michèle Delaunay, ex-ministre de l’autonomie.

Prévention et revalorisation

Le premier axe, l’anticipation de la perte d’autonomie, prendra la forme, entre autres, de 4 mesures phares pour un coût de 140 millions d’euros par an. On comptabilise, la création d’une aide publique pour les personnes âgées aux revenus modestes, pour leur faciliter l’accès aux nouvelles technologies (domotique, téléassistance, etc…). Le développement d’actions de prévention (chute, malnutrition, sur-médicamentation, etc…) et particulièrement pour la lutte contre le suicide des personnes âgées, et enfin, le déploiement d’équipes de bénévoles pour agir contre l’isolement.

L’accompagnement des personnes en perte d’autonomie, deuxième volet du projet de loi, coûtera quant à lui à l’Etat, 650 millions d’euros par an, financé par la CASA, Contribution Additionnelle de Solidarité par l’Autonomie. Dont 375 millions d’euros par an, requis pour la revalorisation de l’APA, Allocation Personnalisée à Domicile (augmentation des plafonds jusqu’à 30 % pour les personnes en perte d’autonomie très importante (GIR 1), et 78 millions pour le droit au répit des aidants. 700 000 personnes devraient être concernées par la revalorisation et 4,3 millions par le droit au répit.

« Une personne qui a très peu d’autonomie pourra bénéficier d’une heure d’aide supplémentaire chaque jour », se félicite Marisol Touraine.

90 % des Français prêts à adapter leur domicile

GDP-10-06-2014_45

Le dernier axe, l’adaptation des politiques publiques au vieillissement, s’attaque principalement à l’adaptation des logements et la rénovation de foyers-logements d’euros. D’ici 2017, l’objectif est d’adapter 80 000 logements privés pour un budget de 40 millions d’euros, financés par des mesures de crédits d’impôts.

Cependant, le Docteur Jean-Marie Vetel, gériatre de GDP Vendôme alerte : « énormément de personnes âgées ont des logements inadaptés et surtout inadaptables, non aménageables, ce qui les poussent à déménager pour un EHPAD ». De plus, les foyers-logements (ou résidences autonomie) ne sont pas forcément la meilleure solution pour pallier la dépendance des personnes âgées. Comme l’explique Renaud Deneux, Directeur commercial de GDP Vendôme, il s’agit plutôt de « résidences secondaires provisoires », qui ne permettent la prise en charge que jusqu’au GIR 5.

Face à la pénurie de véritables offres alternatives, ainsi que les longs délais dont l’Etat se voit imposés (la ministre des Affaires sociales a déclaré que le volet Adaptation sera mis en place lorsque les finances publiques le permettront, donc quand ?), GDP Vendôme a décidé de développer un nouveau concept, celui de la Villa Sully.

Villa Sully : un temps d’avance sur le projet

de loi

VILLA_SULLY_013

Ce nouveau concept d’EHPAD à domicile, alternative à la maison de retraite, répond aux trois axes du projet de loi.

L’anticipation, car la Villa Sully est accessible à tout âge, quel que soit son état, dans une optique de long terme. Construits sur des normes handicapées, ces appartements ergonomiques et domotisés permettent la prise en charge du GIR 6 jusqu’au GIR 3 et s’adaptent à une éventuelle déficience progressive.

L’accompagnement, car les appartements intègrent des services à la personne, une conciergerie disponible à toute heure et à tout moment, un pôle santé multidisciplinaire, pour un coût entre 20 et 30 % moins cher qu’un EHPAD.

Et enfin l’adaptation, car la Villa Sully est un appartement évolutif qui s’adapte au degré d’autonomie de la personne. Une solution vraiment innovante pour continuer à bien vivre chez soi et permettre aux personnes âgées de conserver leur place dans la cité et de rester au contact de la vie.

 

 

Un commentaire ?