Quelle sexualité pour les seniors après 60 ans ?

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Sujet toujours difficile à aborder, les seniors ont pourtant bel et bien une sexualité. Active, difficile, améliorée ou encore oubliée, il n’existe pas de « vie sexuelle modèle », l’important étant d’accepter son âge et de reconnaître l’existence du désir tout au long d’une vie, sans juger ni être jugé.

Les seniors de plus en plus « actifs » 

90 % des femmes en couple de plus de 50 ans ont déclaré avoir eu une activité sexuelle dans les 12 derniers mois, révèle l’enquête « Contexte de la Sexualité en France » réalisée par l’ANRS, l’INSERM et l’ INED. Un constat instructif sur l’évolution des mœurs puisqu’en 1992, elles n’étaient que 77 % à le déclarer et seulement 53 % en 1970 !

De toute évidence, les seniors réapprennent au fil des générations à écouter leurs envies, malgré des tabous persistants. Pourquoi s’en priver dès lors que ses désirs sont synonymes de bonne santé ? En effet, il est démontré qu’une sexualité active est l’une des meilleures préventions face à certaines maladies. On estime qu’une personne ayant trois rapports sexuels par semaine augmenterait son espérance de vie de 10 ans.

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De plus, certains retraités se redécouvrent avec l’âge. En France, en 2014, 34% des seniors disent que leur vie sexuelle s’est améliorée depuis qu’ils ont 60 ans. Plus réfléchis et plus matures, les partenaires savent ce qu’ils veulent et communiquent plus facilement entre eux. Résultat, un plaisir à deux plus intense et qui dure plus longtemps.

 

Le coup de pouce de la médecine

Néanmoins, l’épanouissement sous la couette peut être mis à mal par le manque de confiance en soi, altéré par les désagréments de la vieillesse. A partir de 60 ans, il n’est pas rare que les femmes se sentent moins désirables. Les désagréments de la ménopause (sécheresses vaginale, fatigue, douleurs articulaires etc…) n’aidant pas, ils confortent les femmes dans l’idée que la sexualité s’arrête une fois atteint ce stade de la vie. Les hommes ne sont pas non plus épargnés : 50 % des hommes seraient touchés par l’andropause, une sorte de « ménopause pour les hommes » qui se traduit par une baisse du taux de testostérone, du désir ou encore des troubles de l’érection.

« Il faut accepter les modifications du corps, par exemple le fait pour un homme de mettre plus de temps à obtenir une érection », explique le Docteur Florence Cour interrogée par Le Figaro, avant de souligner : « mais il n’y a pas de norme. La sexualité normale, c’est la sexualité dont le couple a envie ».

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Si les désagréments sont vraiment gênants, des médicaments existent pour pallier les effets de la vieillesse comme le célèbre viagra pour les hommes. Mais les femmes ont aussi le leur, un certain médicament appelé « Osphena », présenté comme un « viagra pour femme ». S’il n’est pas générateur de désir, il facilite cependant les rapports intimes en assouplissant les tissus et en augmentant les sécrétions pour éviter toute douleur.

Mais, attention, retrouver la sexualité de ses vingt ans signifie aussi de devoir garder les mêmes précautions ! Selon une étude française menée dans des centres de dépistage anonymes et gratuits (CDAG), les plus de 65 ans utilisent moins fréquemment le préservatif que les autres classes d’âge. Par conséquent, ils sont donc beaucoup plus exposés aux risques d’IST (Infections Sexuellement Transmissibles). Bref, il n’y a pas d’âge non plus pour des cours d’éducation sexuelle !

 

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