Reconstruire sa vie sociale pour ne pas déprimer

Reconstruire sa vie sociale pour ne pas déprimer

La solitude est un problème courant lorsque l’on prend de l’âge et la tentation de se replier sur soi-même est forte, surtout si l’on se sent découragé et déconnecté de la réalité. Une personne âgée sur 4 souffrait d’isolement en 2013, soit presque 10% de plus qu’en 2010.

Or, les solutions sont souvent plus simples qu’on ne le pense, le plus important étant de faire preuve de courage.

La perte de lien social est souvent synonyme de dépression chez les séniors. Comme l’explique Elisabeth Hercberg, ergothérapeute consultante « La Kléh » pour GDP Vendôme :

Isolée et sans contact extérieur, la personne âgée se restreint à une – bulle du logement -, facteur de dépression.

Il est donc nécessaire de savoir entretenir les relations avec notre entourage, voire de réapprendre à les construire. Comment s’y prendre ?

Ici, c’est interdit au moins de 50 ans !

Vous avez envie de faire une partie de bowling mais personne ne se bouscule pour vous accompagner ? Peut-être trouverez-vous des copains de quilles parmi les 240 000 séniors de la communauté de Quintonic. La plateforme, dont l’inscription est gratuite, permet de proposer des activités ou de participer à celles des autres, le tout à proximité de chez vous. Un moyen simple de faire de belles rencontres tout en s’amusant.

D’une manière générale, la plupart des villes proposent des clubs et foyers réservés aux séniors. Des  ateliers sont mis en place et tous les goûts sont à l’honneur : peinture, broderie, billards ou encore chorale. Il suffit de vous renseigner auprès de votre mairie.

La danse est aussi un bon moyen de resserrer les liens entre amis. Des boîtes de nuits se transforment en thé dansant dans l’après-midi, comme le Retro Dancing dans le 5ème arrondissement de Paris au prix de 5€ seulement l’entrée. L’occasion aussi de se dégourdir quelque peu les jambes sur des airs de Zouk, Rock, ou Tango.

Reconstruire sa vie sociale pour ne pas déprimer

D’abord s’aimer soi-même

Lorsqu’on se sent isolé, il ne faut pas hésiter à demander de l’aide, notamment auprès de professionnels. A Paris, des groupes de parole sont organisés pour les personnes souffrant d’isolement. Se confier et réfléchir à des solutions à plusieurs est un grand pas dans le combat contre la dépression.

Prendre soin de soi est aussi une solution face à la déprime. Une bonne méthode pour se rebooster et mieux appréhender ses interactions avec les autres. Selon votre budget, vous pouvez faire un simple tour chez le coiffeur ou oser carrément le relooking ! Pour moins de 400 euros par exemple, il existe des coachings en style et en image personnelle. Un relooking complet adapté à votre morphologie et revisitant votre garde-robe, avec à la clé, un book et des conseils pour vous aider à vous sublimer.

 

Laisser l’autre venir à vous

Lorsque le corps devient la raison de cet isolement, que se déplacer devient difficile, il ne faut pas hésiter à laisser l’autre venir à nous. Adopter un animal domestique par exemple est une bonne idée d’ouverture afin de conserver un lien social. Un compagnon à quatre pattes sera source de réconfort et dans, certain cas, de sécurité. Il permet d’entretenir un rythme de vie actif et incite à s’entretenir physiquement puisqu’il faut nourrir et jouer avec l’animal.

Mais la compagnie d’un animal, aussi réconfortante soit-elle, ne pourra jamais remplacer une véritable relation humaine. Il faut aussi accepter que d’autres personnes puissent venir à vous. Si vous vivez en Belgique, vous pouvez même bénéficier d’un système de visite à domicile par le biais de la Croix-Rouge. Des bénévoles viendront passer quelques heures par semaine pour discuter avec vous.

Sinon, plus audacieux, vous pouvez choisir de partager votre logement avec un étudiant ou un jeune actif qui vous tiendra compagnie le soir. En contrepartie, vous devrez loger celui-ci sans frais de loyer.

Plus avant-gardiste ou loufoque : cohabiter avec un robot. Peut-être connaissez-vous la série Real Humans où les humains cohabitent avec des «hubots », des robots capables de réaliser des tâches ménagères ou de nous occuper. L’idée séduit puisqu’elle dépasse déjà la fiction. En Belgique, une maison de repos a un nouvel habitant depuis 6 mois, le robot Zora. Il parle ou encore lit le journal aux pensionnaires.

Reconstruire sa vie sociale pour ne pas déprimer

Dans le même registre, plusieurs pays européens travaillent sur un robot semi-humanoïde visant à soutenir et accompagner les personnes âgées. Le projet devrait aboutir d’ici deux à trois ans.

En attendant, la réalité est déjà prometteuse pour permettre aux seniors de conserver un lien social. En créant Villa Sully, GDP Vendôme a souhaité offrir une alternative pour les personnes âgées qui deviennent dépendantes mais n’ont pas besoin d’entrer, pour autant, dans un EHPAD classique afin de favoriser leur maintien à domicile. Évolutifs selon le degré de dépendance et situés en cœur de ville, ces appartements représentent ainsi une solution innovante pour conserver une vie sociale de proximité :

  • Services de proximité à moins de 200 m (boulangerie, pharmacie,…)
  • E-lio : système pour voir et parler avec ses enfants et petits enfants en visiophonie de sa télévision.
  • Restaurant raffiné ouvert sur la ville : un chef cuisinier concocte des menus à la carte avec des produits frais de saison pour allier plaisir et santé.

Un restaurant de proximité, par exemple, est une très bonne initiative car cela permet une ouverture sur l’extérieur. En étant fréquenté par le public, un tel établissement favorise la mixité qui est très importante pour maintenir un lien social. Une personne âgée conservera l’envie d’aller vers les autres uniquement si elle reste actrice de sa vie, dans sa cité, explique Alexandra Lamboudière, psychologue de GDP Vendôme, groupe Dolcéa.

 

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