Une salle de bains sans obstacles

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La salle de bains est l’une des pièces où les accidents domestiques sont les plus fréquents. Elle est donc une pièce à aménager en priorité lorsque l’on souhaite préserver son autonomie en vieillissant. En effet, avec l’âge, les risques de chutes augmentent. On estime à 2 700 000 le nombre de chutes annuelles chez les personnes âgées de 65 ans et plus (http://maison-et-domotique.com/villa-sully-se-dote-du-systeme-v-c-video-analyse-les-chutes/). Quelles solutions possibles pour éviter le moindre danger ?

Des aménagements nécessaires mais pas obligatoires

Aménager un logement et plus particulièrement une salle de bains pour l’adapter aux besoins d’une personne âgée est un effort nécessaire que la plupart des français sont prêts à réaliser. Pour Elisabeth Hercberg, ergothérapeute, il n’y a pas d’aménagements types. « Les aménagements à faire vont aussi dépendre de l’origine des chutes », explique-t-elle.

Plusieurs éléments sont donc à prendre en compte avant de commencer tout travaux :

  • Pour une personne âgée qui aurait des difficultés à entrer dans sa baignoire, il faudrait sans doute privilégier son remplacement par une douche extra-plate ou légèrement surélevée de 15 cm par exemple en fonction de ses capacités.
  • D’autres accessoires peuvent être mis en place en fonction des besoins de la personne concernée. Comme la fixation d’une ou plusieurs barres d’appuis fixes.
  • En sortant de notre douche ou baignoire, pieds nus, les risques de glissade et donc de chute augmentent. Un revêtement antidérapant est la principale solution pour éviter le vol plané.

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Mais, tous ces aménagements, s’ils sont nécessaires, peuvent aussi se révéler très couteux. D’après l’ergothérapeute, les tarifs sont compris entre 500 et 7 000 euros selon les travaux pour une salle de bains adaptée à la perte d’autonomie d’une personne. Le prix varie aussi selon le lieu d’habitation. Le coût du travail de réalisation est, en moyenne, plus cher en Ile-de-France qu’en province. « Ceci étant, lorsque l’on regarde le coût d’une maison de retraite, en trois mois on a rentabilisé cet investissement », commente-t-elle. Sinon, autre alternative : louer un logement déjà adapté.

Villa Sully : une salle de bains déjà adaptée

Le projet de loi concernant l’adaptation de la société au vieillissement est actuellement en discussion à l’Assemblée Nationale. Cette loi prévoit, entre autres, l’adaptation de 80 000 logements d’ici 2017. Ce projet sera porté par l’Agence Nationale de l’Habitat (ANAH) et permettra de soutenir l’autonomie des personnes âgées.

«  80 000 logements comparés au nombre de personnes âgées en difficulté, ce n’est pas suffisant mais c’est mieux que rien », pour Elisabeth Hercberg.

Heureusement, des initiatives privées menées par exemple par GDP Vendôme avec la création des Villa Sully, appartements de maintien à domicile, se sont déjà attelées à la tâche et garantissent aux habitants des logements et des salles de bains adaptés à leurs besoins.

  • Dans la Villa Sully, la salle de bains se trouve toujours au sein même de la chambre. Il n’y a pas de seuil et les portes sont coulissantes afin d’en faciliter l’accès.
  • A l’intérieur, la douche est à l’italienne, c’est à dire de plain-pied, et les toilettes, japonaises. Ce sont des toilettes qui permettent de se laver et de se sécher afin d’éviter tout mouvement douloureux pour les locataires souffrant d’arthrose, par exemple.
  • En plus d’un sol antidérapant, la salle de bains est équipée du système VAC, qui permet de détecter les chutes. Dès que la personne tombe, une alerte est envoyée au concierge de la Villa Sully.

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Autant de dispositifs qui permettent aux locataires de se sentir en sécurité dans leur logement et plus particulièrement dans leur salle de bains.

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