La colocation intergénérationnelle pour les nuls

Cohabitation séniors-étudiants

La colocation entre étudiants ou jeunes actifs et seniors, c’est la promesse du partage. Chacun des deux partis est animé par un besoin : pour l’un, celui de rompre avec la solitude et pour l’autre, celui de réaliser des économies financières. Cependant, lorsqu’on connait la complexité de certaines démarches administratives françaises, la simple idée de se lancer dans une telle aventure peut être décourageante. Que nenni ! Nous éclaircissons pour vous les points obscurs de cette nouvelle pratique en vogue. Mode d’emploi :

Colocataire, où es-tu ?

De nombreuses associations, spécialisées dans le logement intergénérationnel, se proposent d’être un intermédiaire entre vous et votre futur partenaire de vie. Selon votre position géographique (Bordeaux, Chambéry, Grenoble, Lyon, Montpellier, région Parisienne…), vos attentes et préférences en matière de prestations, il est possible, grâce à cette liste non-exhaustive, de faire appel à l’une d’entre elles :

Quelles formalités ?

Il vous faudra, par la suite, monter un dossier de candidature. Celui-ci sera examiné par les équipes de l’association en question, et donnera lieu à une éventuelle rencontre afin de définir des conditions dans lesquelles vous êtes en mesure d’accueillir l’étudiant, vos attentes vis-à-vis de lui etc… Et inversement, la procédure sera la même pour le jeune adulte. Trois types de formules s’offrent à vous :

  • Gratuité du logement : moyennant une présence quotidienne de la part de l’étudiant (notamment la nuit) + aide dans les tâches quotidiennes
  • Indemnité modérée : cette solution est moins contraignante pour l’étudiant en termes de temps libre. Celui-ci s’engage tout de même à participer au quotidien (notamment dans les tâches ménagères et les services pour lesquels la personne âgée éprouve des difficultés).
  • Loyer classique : dans le cas où les conditions énumérées précédemment ne sont pas remplies. L’étudiant est alors considéré comme simple colocataire.

L’ensemble de ces formalités participent à un « matching » pertinent, c’est à dire à une correspondance sans faille entre les principaux intéressés. Lorsque vous aurez découvert votre binôme, une sorte de « mise à l’essai » d’un mois sera convenue afin de vérifier que les affinités sont effectivement présentes et par conséquent, la colocation viable.

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Un choix qui mérite réflexion, paroles de colocs !

Ce mode de vie implique des avantages évidents, et des inconvénients également. Compte tenu de l’engagement que cela représente, c’est une décision qui se doit d’être mûrement réfléchie. L’étudiant n’endosse en aucun cas le rôle d’un aide-soignant à domicile, et inversement, votre logement n’est pas un moulin et vous ne devez pas tout accepter de ce nouvel arrivant. Cette relation est donc basée sur le respect mutuel, et, si les règles sont bien fixées dès le départ, la colocation ne pourra que bien s’en porter.

Audrey, 18 ans : « J’habite près de Lyon avec Odette, 86 ans. »

Je dois être présente tous les soirs et un week-end sur deux. Le soir, je mange avec Odette, on regarde la télé, on parle de tout et de rien. Pour les médicaments, la cuisine, la douche et le ménage, elle a des aides. Je réchauffe juste ses repas, je fais un peu de vaisselle et je ferme les volets.

Les avantages ?
Sa présence me rassure, ce n’est pas toujours simple de vivre seule. En plus, même si j’habite chez elle, j’ai une grande chambre et une pièce avec un bureau, et j’ai accès à tout le reste de la maison pour seulement 50 € de charges par mois et 300 € environ de frais d’inscription annuels à l’association. C’est vraiment intéressant !

Les inconvénients ?
Je ne peux pas sortir le soir et cela joue forcément sur ma vie sociale. Même si j’explique ma situation et que les gens se montrent généralement compréhensifs, c’est tout de même contraignant.


La colocation intergénérationelle de Roger et… par mairiedeparis

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